Blog Azote.info

Ce blog à pour vocation de partager avec vous les dernières informations sur l'azote.

Une meilleure valorisation de l'azote grâce à la fertilisation P&K

La fertilisation azotée pour être efficace doit être raisonnée et prendre en compte le sol, les couverts végétaux et l’alimentation globale de la culture. En effet, l’efficacité optimale de l’azote ne peut être obtenue que si les autres éléments nutritifs ne sont pas limitants. Ainsi, lorsque l’alimentation des plantes en phosphore, potassium, magnésium et soufre n’est pas limitée, l’azote est mieux valorisé et permet d’atteindre un rendement optimum proche de l’objectif fixé.

Des résultats d’essais montrent que l’azote est plus efficace et que le rendement augmente lorsque la plante est bien alimentée en potassium : une plante bien nourrie en potassium fait plus de photosynthèse.



L’UNIFA a ouvert une plateforme d’information sur l’importance des engrais de fond. Le désinvestissement en phosphore et potassium ne cesse de s’accentuer depuis 25ans or ces éléments constituent des facteurs limitants du rendement et empêchent de bien valoriser l’azote. 

Pour en savoir plus sur le dossier P&K, rendez-vous sur le site de l’UNIFA :www.unifa.fr où la plateforme d’information dédiée a été mise en ligne. Et pour encourager les agriculteurs à raisonner leur fertilisation de fond, l’UNIFA et ses adhérents offrent 100 analyses de terre !

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La France de plus en plus dépendante des importations en azote

La France dépend pour un tiers du marché mondial et pour un autre tiers des importations venant d’autres états membres de l’UE. 100% de l’urée granulée est importée et 90% de la solution azotée. Les productions françaises se concentrent sur les produits de plus haute valeur agronomique : ammonitrates et engrais composés azotés NP-NK-NPK.

La baisse des prix internationaux de l’énergie et notamment du gaz naturel a entrainé une forte baisse du prix de l’azote minéral qui favorise les importations venant des pays tiers hors de l’UE. La dépendance vis-à-vis du marché mondial expose l’agriculture au risque de fluctuations des prix et du taux de change du dollar en euro. Ainsi le prix de l’urée a bondi de près de 25% sur le mois de novembre 2016 du fait d’un retour des USA aux achats et d’une moindre production de la Chine. Les importations ont pour provenance la Russie, les USA, l’Algérie, l’Egypte et d’autres pays qui disposent d’un accès direct au gaz naturel.

Tous les grands pays disposent d’une industrie de production d’engrais azotés considérée comme stratégique pour l’agriculture et la production alimentaire. Cette industrie transforme l’azote de l’air N2, ressource renouvelable constituant 78% de notre atmosphère, en ammoniac NH3 en le combinant à de l’hydrogène H2. En Europe le gaz naturel est utilisé pour produire l’hydrogène nécessaire à la synthèse de l’ammoniac. 

 b2ap3 medium Approvisionnement march franais

Source UNIFA, campagne 2015-2016

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Les ammonitrates, plus respectueux de la qualité de l'air

Les ammonitrates, en plus de leur intérêt économique pour mieux valoriser l’azote, ont moins d’impact sur l’environnement car ils émettent moins d’ammoniac que la solution azotée ou l’urée.
Le bilan environnemental est meilleur avec l’ammonitrate. L’azote nitrique présent dans les ammonitrates est directement disponible et il ne peut pas se volatiliser en ammoniac. L’absorption et la transformation de l’azote en protéines dans le grain sont plus élevées, avec moins de gaspillage. À l’inverse, la solution azotée contient de l’azote uréique et ammoniacal qui est très sensible à la volatilisation. Le risque d’émissions de l’ammoniac dans l’air pour la solution azotée s’avère trois à quatre fois plus élevé qu’avec les ammonitrates et six à sept fois plus pour l’urée. La pratique de majoration de 10 à 15% de l’apport d’azote pour compenser la plus faible efficacité de la solution azotée ne cadre plus avec les obligations réglementaires de réduction des pertes d’ammoniac ou de nitrate.

Facteurs dmissions

 Moins de gaz à effet de serre émis avec l’utilisation des ammonitrates
L’utilisation d’engrais azoté sous forme d’urée ou de solution azotée entraine des émissions de gaz à effet de serre plus élevées. La différence se situe principalement au champ, elle est liée en partie à l’ammoniac perdu qui entraine une émission de protoxyde d’azote N2O gaz à effet de serre, quand il se redépose au sol.

 

GES

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Sortie prochaine du contentieux sur la directive nitrate

Sortie contentieux directive nitrate

Sortie prochaine du contentieux sur la directive nitrate

Le ministre de l’agriculture annonce dans un communiqué du 29 septembre la sortie prochaine du contentieux sur le programme d’action en application de la directive nitrate. Bruxelles a donné un avis favorable au dernier arrêté modificatif pour lequel l’UNIFA a été consulté au printemps 2016. Cela éteint tous les griefs soulevés par la Commission en 2011 dans la mise en demeure adressée à la France. L’Europe poursuit la procédure à l’encontre de huit état-membres dont l’Allemagne sur la directive nitrates. La France ne sera plus dans les « mauvais élèves ». Cependant le contentieux sur la délimitation des zones vulnérables face au risque nitrate n’est pas encore tranché.

Voir site alim'agri : "Nitrates : Stéphane Le Foll se félicite de la sortie prochaine de contentieux avec la commission européenne sur l’application de la directive Nitrates "

 

 

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Le projet de règlement européen informe l’utilisateur du risque de perte d’ammoniac

logo commission europeenne

La volatilisation ammoniacale est la principale explication de la perte d’efficacité agronomique de certaines formes d’engrais azotés. La perte d’ammoniac est aussi considérée d’un point de vue réglementaire parce qu’elle contribue à une dégradation de la qualité de l’air. Ainsi, le projet de règlement sur les engrais et fertilisants rendu public le 18 mars par la Commission européenne, prévoit une phrase de risque sur l’étiquetage des engrais avec de l’urée. Le texte indiquera le risque de perte d’ammoniac et les pratiques recommandées pour limiter ce risque. L’ammoniac est un gaz qui réagit dans l’atmosphère avec d’autres polluants pour former des particules fines.

https://ec.europa.eu/transparency/regdoc/?fuseaction=list&n=10&adv=0&coteId=1&year=2016&number=&version=F&dateFrom=2016-03-16&dateTo=2016-03-24&serviceId=&documentType=&title=fertilisants+&titleLanguage=&titleSearch=EXACT&sortBy=NUMBER&sortOrder=DESC

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